Jeudi 5 mai 2005 4 05 /05 /Mai /2005 00:00

Fin

Ce blog est désormais fermé. Je ne posterai plus dessus. Si vous voulez suivre la suite de mes aventures, il vous faudra aller sur mon nouveau blog :

http://lazuli-no-placard.blogspirit.com/

Comme vous pourrez le voir, un identifiant et un mot de passe vous seront demandés à l'entrée. C'est la raison pour laquelle j'ai choisi ce blog, je voulais quelque chose de sécurisé.

Pour y accéder, envoyez moi donc un mail à mon adresse lazuli.1@laposte.net et je vous donnerai identifiant et mot de passe.

A bientôt !

Par Kazeno - Publié dans : Garde-robe
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Mercredi 23 mars 2005 3 23 /03 /Mars /2005 00:00

Mardi 22 mars 2005, jour de mes dix-huit ans. Je me suis réveillée heureuse, ma mère était allée achetée des croissants « pour fêter ça », ma petite sœur m’a fait un câlin et je suis allée prendre mon bus. Dedans j’ai croisé Uriell, avec qui j’ai parlé, qui m’a raconté sa vie et m’a bien fait rire. ^^ Au moment où je me levais pour descendre à Metz / Volney, elle a eu l’illumination que ce jour était celui de mon anniversaire et elle me l’a souhaité. ^_^

 

Je suis allée chez Isabelle. L’interphone ne marchait pas, donc j’ai pas mal attendu, et une charitable voisine m’a finalement fait entrée. J’ai retrouvé Isabelle, on a discuté pendant qu’elle mangeait. Elle a sorti un pot d’épices diverses (mélange de moutarde, de clous de girofle et d’autres choses étranges). Eh bien ça avait une odeur ignoble, par relents, qui me retournaient l’estomac. J’ai recommencé à me sentir mal, je suis allée sur son balcon pour respirer… C’est bête, mais ça a suffit à ramener ma déprime disparue. Je ne dis pas qu’elle ne serait pas apparue sans cela, mais c’est comme ça qu’elle a réapparu. J’ai commencé à me renfrogner, à regarder dans le vide, à ne pas écouter ce qu’Isabelle me disait et à devoir la faire répéter. La pauvre, ça devait être désagréable…

 

On a longuement débattu sur quel film aller voir. J’avais le choix entre aller voir seule un film d’auteur, certifié « bien » par Isabelle ; et aller voir avec elle un bête film d’action. « Mais non voyons, je ne suis paaaas du tout le genre de personne à aller voir un film pour être avec quelqu’un plutôt que pour le contenu dudit film, c’est les niais qui sont comme ça et je suis pas niaise ! >_< » … Voilà en gros ce dont j’ai essayé de convaincre. Mais plus l’heure avançait, plus elle me lisait de critiques, plus elle essayait de me convaincre d’aller voir le « film bien », et plus j’avais, moi, de moins en moins envie d’aller au cinéma… j’avais envie de rester dans un coin à regarder dans le vide ; aller au cinéma, se plonger dans un film me semblait trop fatigant. Mais je savais que ce n’était pas du tout une bonne idée que de ne rien faire, qu’il fallait que je me change les idées, d’autant plus que cette déprime était vraiment idiote et sans fondement.

 

J’ai hésité jusqu’à la dernière minute. Finalement, j’ai décidé de ne pas aller au cinéma mais plutôt en cours (… vouais, parce qu’il était prévu que je sèche des cours pour aller au cinéma avec elle). Je sais que je l’ai déçue, à changer d’avis comme ça. J’ai pas été très chouette >_< On a donc parlé encore un peu, et j’ai reçu un texto de la part de Gwenel qui m’a fait plaisir. ^^

 

Je suis finalement partie pour la fac. Je me suis effondrée en sortant de chez elle, tout le malaise que j’avais (mal) retenu pendant que j’étais chez elle qui ressurgi d’un coup. Ce fut violent mais bref, ça aussi c’est typique de moi. J’ai échangé quelques texto dans le bus et j’ai reçu un appel de Kriss.

 

Finalement je ne regrette pas d’être allée en cours, c’était bien pour une fois. Ca m’a remonté le moral, et j’ai écrit une lettre toute joyeuse à Isabelle pour m’excuser et la consoler. Comme je n’ai pas eu latin, j’ai eu le temps d’aller la poster chez elle tout de suite. ^^

 

Et puis je suis rentrée sur mon p'tit trou paumé, faire des courses pour ce week-end. Prévoir tout ça, anticiper le bon moment que l’on va passer tous ensemble m’a définitivement remise sur pieds, j’étais à nouveau heureuse, heureuse de tout et satisfaite de moi-même. ^^ Et j’ai eu le droit d’acheter un gâteau pour le soir, vu que c’était mon anniversaire ! ^_^ (j’ai pris un « Plaisir aux noix », c’est délicieux ça). En rentrant j’ai vu les messages de tout le monde sur le forum et ça m’a émue comme tout, j’étais contente que tout ce monde est pensée à moi, même quelques instants !

 

Voilà, bon j’ai éradiqué la deuxième partie de la déprime, maintenant c’est ter-mi-née et je ne veux plus en entendre parler. C’est n’importe quoi, c’est ridicule, c’est idiot, et puis j’ai d’autres choses à penser qu’à des trucs aussi stériles. Tu m’as entendu, saleté du subconscient idiot ?! >_<

Par Lazuli - Publié dans : Étagère n°1 : Kurapika
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Mercredi 23 mars 2005 3 23 /03 /Mars /2005 00:00

Après deux mois de galères, j'ai la fierté de vous annoncer que j'ai obtenu mon premier stage pour cet été ! ^^

Je dois en effet, dans le cadre de ma formation, effectuer deux stages de 100h, soit de trois semaines, entre juin et octobre. Un en bibliothèque et un en centre de documentation.

J'ai le plaisir de vous annoncer que, si vous allez faire un tour pendant les trois dernières semaines de septembre au CDI de Joliot Curie, vous pourrez voir une petite stagiaire faire son travail. ^^

C'est super, je vais pouvoir virer les racailles et les pétasses du CDI parce qu'ils parlent trop forts ! XD

Il faut que je trouve un stage en bibliothèque universitaire maintenant, ouais, on y croit ! ^_^

Par Lazuli - Publié dans : Étagère n°1 : Kurapika
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Mardi 22 mars 2005 2 22 /03 /Mars /2005 00:00

Hier, lundi 21 mars 2005, j'avais dix-sept ans. Ce qui me cotoyent un peu (beaucoup ?) sur msn savent que je fais un décompte depuis... 40 jours environ. Eh bien hier matin, marquer : "[18 ans - 1 jour]", ça m'a fait... bizarre...

J'avais une grosse boule dans la gorge. Je n'avais aucune force. Toute la journée j'ai presque eu les larmes aux yeux. J'ai cru que j'allais pleurer (sachant que je ne sais pas pleurer. Ca paraît bête mais c'est comme ça =_= La dernière fois que j'ai vraiment pleuré, je crois que c'est quand Gwenel nous a anoncé qu'elle allait quitter le CIA).

Vous savez quoi ? C'était idiot mais j'avais peur. J'ai toujours voulu avoir dix-huit ans. Quand j'avais des problèmes avec mes parents et que je m'écroulais sur mon lit en pleurant de rage (ouais, je pleure quand je suis en colère par contre ^^"""), je me consolais en me disant "de toute façon, à 18 ans, je pourrais partir de chez moi. A 18 ans, je serais enfin heureuse." Et là... eh bien j'allais avoir 18 ans. J'étais toujours chez moi, et devais le rester jusqu'à début septembre (et encore, si tout se passe comme prévu). Alors j'ai pensé (ça devrait être interdit >_<). J'ai pensé à ce que je voulais être quand j'étais gamine, à la version idéale que je voyais quand je m'imaginais à 18 ans... j'ai pensé à tout ce à quoi j'avais échoué de devenir... tout ce que j'avais voulu être et que je ne suis pas.

C'est une très mauvaise habitude que j'ai, de faire des bilans aux dates importantes. C'est ainsi que je suis toujours déprimée les premier janvier, parce que je repense à tout ce qui s'est passé pendant l'année. Et parce que, dans ce genre de rétrosprections, ce sont surtout les mauvais souvenirs qui ressurgissent.

Bref, je suis allée en cours d'Informatique, j'ai pas séché finalement, mais j'avais prévu du travail à faire. J'ai écris une lettre à Isabelle en html, pour m'occuper. Il faisait chaud. Très chaud. J'étais toute faible physiquement pour une raison extérieur, et j'avais l'impression d'être sur le point de m'évanouir. J'ai hésité à aller au cours suivant, puisque ce n'était qu'un cours à côté, qui ne sert à rien dans la formation et n'est pas évalué. A la fin du cours je me suis levée, je me sentais mal, j'avais les larmes aux yeux. Je suis sortie dehors pour respirer. Au moment où j'ai mis le pied dehors, où j'ai senti le vent frais sur mon visage, où j'ai commencé à ressentir ce qu'il y avait autour de moi, j'ai su que je ne remonterai pas pour aller en cours. Je me suis achetée un chausson aux pommes, j'ai marché un peu... et puis je suis allée m'allonger sous un arbre mort, près de la B.U. J'ai étalé mon manteau, je me suis roulée en boule dessus, je me suis prise dans mes propres bras et j'ai regardé dans le vide... J'ai envoyé un texto à Isabelle, pour un prétexte qui n'en était pas un... je voulais un mot gentil, n'importe quoi, là, tout de suite. Et je suis restée là, comme une conne, allongée sur l'herbe, accrochée à mon portable comme à une bouée de sauvetage, en fixant l'écran comme si c'était la seule chose importante au monde. Je suis restée là, alors qu'il commençait à pleuvoir... je n'avais pas l'énergie de me lever. Et les regards bizarres que me lançaient tout ceux qui passaient ne me faisaient ni chaud ni froid.

Et c'est là que... j'ai vu Inco ^^ qui allait en cours de japonais avec sa meilleure amie. les deux filles m'avaient d'abord prises pour un clodo (^^"), mais Inco a reconnu mon pantalon... on a parlé un peu, on a déconné, ça m'a fait du bien de rire bêtement. Quand elles sont parties j'étais debout, prête à bouger. J'ai regardé mon portable et j'avais une réponse d'Isabelle, qui m'invitait au cinéma avec elle pour le lendemain. ^^

Je suis rentrée chez moi, j'ai mangé, et puis j'ai apellé Isabelle pour qu'on s'organise. On a parlé un peu, j'ai essayé de la retenir au téléphone mais elle a raccroché assez rapidemment, au bout d'une demie-heure. Il était 21h30, et je regardais l'horloge avec angoisse. J'étais persuadée que j'allais éclater en sanglots à minuit. Alors je me suis plongée dans mon travail, j'ai rattrapé toute mon histoire des religions. J'ai relevé la tête, il était 23h30. J'étais extrêmement angoissée, j'ai quasiment passé une demie-heure à regarder les minutes avancer. Je faisais autre chose à côté, mais c'était plus un prétexte.

Et puis il a été minuit. J'ai regardé sans trop y croire le "mardi 22 mars 2005" qui s'affichait sur mon ordinateuret sur mon portable. Je me suis levée, la tête vide, comme une automate. Je me suis couchée, et je me suis dit, pour la première fois : "j'ai dix-huit ans." Et alors, j'ai éclaté en crise de... gloussements. Disparu la déprime idiote, je me roulais dans mon lit avec un sourire crétin aux lèvres, en pensant à tout ce que j'allais enfin pouvoir faire, à tout ce qui commençait et que j'attendais avec impatiente.

Je me suis couchée heureuse, heureuse d'être majeure, et heureuse de voir Isabelle le lendemain.

Par Lazuli - Publié dans : Étagère n°1 : Kurapika
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Lundi 21 mars 2005 1 21 /03 /Mars /2005 00:00

Parfois, il y a des envies de meurtres qui nous prennent à la gorge, comme ça, contre une entitée non identifiée dont on ne sait rien si ce n'est qu'elle nous pèse, là, tout de suite, maintenant.

Imaginez... imaginez rien qu'une seconde (ou plusieurs, ça dépent du temps qu'il vous faut pour lire cet article), imaginez rien qu'une seconde que vous êtes une apprentie-bibliothécaire. Imaginez que vous avez plein de dossiers à faire, dont le plus imminent est un dossier bibliographique. Travail ô combien rébarbatif mais ô combien nécessaire, où vous devez trouver, sélectionner, organiser, classer, une cinquantaine de notice de livres/articles de journaux sur un sujet donné. Imaginez (mais je vous en demande peut-être beaucoup), imaginez que ce matin vous avez trouvé la motivation, pouf, comme ça, de se lancer dans ce long travail. Imaginez que vous passez des heures sur le site de la BnF, à chercher les bons mots clefs dans la notice d'autorité RAMEAU, à étudier des notices en profondeurs, à comparer et à synthétiser vos résultats avec ceux trouvés sur le site du SUDOC, à sélectionner selon la pertinence, en comparant les années d'éditions. Imaginez que vous comprenez parfaitement ce que je vous raconte parce qu'on vous rabâche tout ça en cours depuis octobre. Imaginez que vous avez finalement sélectionné 23 notices. Imaginez que vous être très fière de vous, que vous savez que vous avez bien désherbé tout ça, que vous êtes contente d'avoir fait la partie la plus chiante (mais certes pas la plus longue) de tout le travail. Imaginez que, d'un air victorieux, vous appuyez alors sur le bouton "envoyez la sélection par mail". Imaginez alors que s'affiche à l'écran un délectable "Suite à un problème non identifié, l'opération que vous demandez est momentanément indisponible. Essayez de vous reconnecter plus tard. Imaginez que vous ne pouvez alors plus accéder à votre sélection. Imaginez que vous ne savez pas ce qu'elle est devenue, si elle a été effacé ou si vous pourrez y accéder plus tard... un jour... qui viendra peut-être... bientôt... si vous avez de la chance.

Imaginez...

Et alors, peut-être comprendrez-vous ce que je ressens en ce moment-même. L'ordinateur de la fac est toujours intacte, j'ai réussi, avec toute la maîtrise de moi-même qui me caractérise, à arrêter mon point avant qu'il atteigne son but. De toute façon, il n'avait rien fait, le pauvre. Entitée non identifiée je vous hais. Voilà. C'est dit.

 

 

 

(Bon, finalement je viens de retourner sur le site, et ça a marché. Le bug est parti voir ailleur si un p'tit étudiant en plein travail y était, ma sélection est de retour, en pleine forme, et a gentiment accepté de circuler via mail jusqu'à ma boîte électronique. En bref, beaucoup de bruits pour rien.)

Par Lazuli - Publié dans : Étagère n°1 : Kurapika
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